Balade 7 août 2017

avec Montf'Art Vie et Patrimoine et Promotion Culturelle Montfarvillaise


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PRESENTATION
1 - DEPART - Place de l’Eglise (aujourd’hui place du 8 mai)
Bien avant cette balade « Mêlicotaée » la place autour de l’église avait une importance capitale ! Lieu de tous les rassemblements : religieux, laïcs, scolaires, professionnels, la vie quotidienne passait autour de l’église du village  !
Commune traditionnelle … et argentée, la cure,( donc le curé !) outre l’organisation de l’église et du clergé, bénéficiait d’avantages non négligeables ! D’abord la résidence dans un magnifique et vaste presbytère, les revenus de deux ou trois petites pièces de terre, deux maisons proches de l’église, et la gestion du Clos de l’Adoration et de la salle paroissiale. Et puis… des paroissiennes généreuses n’oubliaient pas à tour de rôle d’offrir le « Panier du Presbytère » (panier normand garni de quelques nourritures sympathiques et moins ordinaire que la soupe aux légumes et un peu de teurgoule !!!!) Aujourd’hui on dirait : avantages en natures !!!!
En un mot, personnage important après le Maire et souvent avant l’instituteur dont il valait mieux avoir le soutien pour que tout allât bien, même si certaines querelles sont restées célèbres.
L’église est toujours à sa place toujours plus belle, sauvegardée, restaurée, visitée… et si le « poste de sacristain » n’existe plus, la sonnerie des trois cloches toujours aussi claire.
C’étaient ces mêmes cloches qui invitaient la commune toute entière au « Clos de l’Adoration » pour la grande fête annuelle.
Demandez le programme ! Messe en musique avec la fanfare «  les gabiers de Barfleur, défilé, vin d’honneur, gâteaux aux enfants des écoles, rôtisseurs et frites, cafés ouverts sur l’extérieur. Dès le samedi soir fête foraine ! en vedette les autos tamponneuses, les pousse-pousse, les balançoires, le circuit des neiges et le manège pour les petits sans compter moult loteries, tirs au pigeons, premiers billard électriques….chamboul’tout….
Le comité des fêtes de la commune organisait «ses » jeux : « lapinodrome », courses en sacs, courses à pied et fameux « pots mystérieux » ou les yeux bandés il fallait casser avec un bâton, le pot en terre suspendu à un support. La surprise était dans le pot …même le pot d’eau ou de confettis ! Plus tard est venu un radio- crochet, des attractions sur scène et le feu d’artifice !
Après la guerre, l’école des garçons fut jugée trop vieille (actuellement rue de la vieille école maison privée) et le projet de remplacement évoqué. Réflexion municipale ?
Fin 1952, achat du clos du Vivier et quid du champ de la fête ! Construction de l’ensemble scolaire et réaménagement d’une place moderne autour. Le groupe scolaire pour garçons fut inauguré en 1955, puis en 1960 un plateau scolaire pour le sport et les loisirs fut ajouté. La place permettait un meilleur stationnement des véhicules de plus en plus nombreux + besoins de la forge que nous présenterons dans quelques instants.
La fête pouvait encore avoir lieu un peu sur la place. Un autre champ avait été mis à disposition jusqu’en 1969, en face de la place, pour les jeux et quelques attractions …mais le charme était rompu et puis les temps avaient changé et les charmes de l’enfance aussi !
Toujours dans le giron de la Cure … la Salle Paroissiale…. Née en 1934
Première salle appelée Salle Notre Dame, décidée et entreprise par l’abbée Coquoin bénie le 17 Juin 1934… et ainsi débutèrent les premières séances de théâtre amateur à Montfarville.
Dès 1935 un cinéma parlant fut installé et les activités théâtrales furent poursuivies activement avec des très beaux succès. La jeunesse montfarvillaise, particulièrement les jeunes filles furent très nombreuses à y participer jusqu’en 1953, assurant même les rôles dévolus aux garçons, moins attirés par l’art théâtral !
En 1954, dès son arrivée l’Abbé Joret continua l’œuvre de son prédécesseur et entrepris des travaux .
Afin d’optimiser la salle et la rendre plus confortable il changea le sens de la scène, avec déclinaison, des coulisses et sortie sur l’extérieure. Plus tard il fit poser des fauteuils confortables pour le cinéma et ne conserva que quelques sièges en bois. Il ajouta à l’extérieur, à l’arrière de la salle, une cabine de projection, des wc et un petit hall d’entrée pour la billetterie…. Et à l’entracte vente des bonbons et friandises de l’époque dont le célèbre « choupeta » ! Inscrit dans une petite centrale de distribution, l’abbé Joret présenta de très bons et très récents films pour l’époque ….malgré quelque choix parfois très personnel et diverses interdictions dues à son rôle de prêtre !
Sans travaux et sans affectation la salle fut vendue à la famille Guérard sa vie vouée à un simple débarras.
LA FORGE (document paru dans le Montfarvillais )
Lieu de travail de 4 générations de Guérard (1906-1997), après avoir abrité un orphelinat la forge a fermé ses portes et seul le grand Marcel pourrait vous conter l’histoire de sa famille au cœur de Montfarville et il ne faut pas moins de deux grandes pages de notre sympathique journal communal Le Montfarvillais .
Le cabinet médical, les petites maisons pour retraités, et l’aménagement ménager ont remplacé le dernier groupe scolaire.

Coulaine Vaulot
Je me présente : Geneviève Ribet
Je suis née à Montfarville, là bas la maison que vous apercevez à l'angle près d'ici, c'est pourquoi avec ma famille on était aux premières loges pour profiter de cette fête ;Si vous avez l'occasion de passr auprès de la maison occupée par l'un de mes frères , vous remarquez le petit bâtiment qui borde la route : c'est une petite boulangerie où mes arrière grand-parents cuisaient le pain pour toute la famille( four en argile)
C'est pourquoi la culture du blé avait une grande importance à cette époque et l'on prenait soin de cette récolte. On mangeait beaucoup de pain et autres mets faits avec de la farine.

voivi la tradition Coulaine Vaulot des années 45 /50, faites appel à votre imagination car il n'y a en ce lieu ni vestiges ni traces de cette tradition :

C'était dans les jours de la fête des rois en janvier : le gens du village et des alentours se réunissaient dans ce chemin encaissé à cette époque où il il n'avait pas de goudron
On y dressait une pyramide de fagots et autres brouissailles, c'est le père camille Lebresne qui les récoltait de porte en porte avec son cheval et son banneau.
Il était le maître d'oeuvre de cette fête, car c'en était une que tous attendaient joyeusement jeunes et moins jeunes y participaient.
N'imaginez pas à un rite de sorcellerie, non c'était plutôt bon enfant quand tous étaient là, on allumait le feu et chacun venait prendre la flamme à sa coulaine et on criait à qui mieux mieux : coulaine vaulot, coulaine vaulot, taupes et mulots sortez de mon cl'ios où j'vous fot l'feu sur l'dos ce qui veut dire : couline va là taupes et mulots sortez de mon clos où je mets le feu sur le dos ; les plus hardis allaient dans les clos alentour avec leur couline.

Ce letmotiv avait pour but de préserver les semailles, carchacun sait les ravages que font ces petites bêtes en boulversant le terrain par des galeries soutairainnes et grignotant le gain.

La ferme de la Haye
Bel ensemble typique de ferme bourgeoise du Cotentin du 19eme, exploité par la Famille Joly avec large entrée aux « potilles » à boule .
A remarquer tout particulièrement l’escalier de granite menant au logis principal, de nombreux communs avec grande cour et son pressoir normand en pierre. Les charreteries ont été transformées mais de nombreux éléments, tels que burets à porcs, étable, ……
(peut-être François connaît-il mieux que moi la date exacte car je n’ai pas eu le temps de faire des recherches approfondies et le laisser dire un mot de cette présentation.)
C’est ici qu’en 1906, est née Renée Joly qui a porté fièrement le renom du Val de Saire en général, et de Montfarville en particulier. Tout en elle était « savoureux » ! Le costume du pays et sa coiffe valognaise, sa verve patoisante pour des faits divers qu’elle savait enjoliver comme personne, son entrain au cœur du Groupe folklorique Valognais et son engagement dans la chorale paroissiale et les associations de la commune. Il faut l’avoir entendue avec sa verve et sa sagesse de femme du terroir nous conter ses aventures avec l’inspecteur, lors de l’examen du permis de conduire !  
Elle interprétait à merveille les œuvres d’Alfred Rossel, dans le même registre, elle n’hésita pas avec un groupe de jeunes …et de moins jeunes faire revivre dans tous les villages de la commune en 1959, une magnifique noce Normande. Guillaume Mignot, composa avec elle pour l’occasion une chanson en patois normand intitulée « Neuche à Montfarville ». La mélodie ….est oubliée mais goutez les paroles !
Ch’est agny dans Montfarv’ill, Ue grand even’ment
De tcheu nous,coum ’d’la ville, Ue rassembyement
Por clébro le mayage, de deux joun’gens d’not village
Refrain : Ah Ah Ah un’ neuche coum’no n’en vai guère
Ah ah ah un’ neuche coum’no n’n vai pas
La bru est jolie et belle, Aveu son bounet
Six aûnes de bell’s dentelles,Sains compto l’bouquet
L’byau marié en r’dingote, par d’ssus ses bell’ t’chulottes AH ah …………